Les journalistes français et les hôtesses espagnols de l’Arche de Zoé libérés



Les trois journalistes français et les quatre hôtesses de l’air espagnoles arrêtés au Tchad dans le cadre de l’affaire Arche de Zoé, ont été libérés dimanche en début d’après midi, peu après l’arrivée à Ndjaména, de Nicolas Sarkozy, a appris APA à Paris.

"Le juge d’instruction vient de me notifier la main levée du mandat de dépôt conformément aux articles 248 et 249 du code de procédure pénal", a déclaré à ce propos Me Jean-Bernard Padaré, l’avocat des journalistes.


Cette libération intervient au moment même où le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy arrivait dans la capitale tchadienne, dimanche, pour discuter avec son homologue, Idriss Déby, de l’affaire concernant la tentative d’évacuation d’enfants "orphelins" vers la France "pour les sauver de la mort", selon la version des auteurs de l’affaire.

Quelques heures plus tôt, on apprenat de source judiciaire à Ndjaména, que le premier substitut du procureur de la République avait claqué la porte du palais de justice, pour protester contre le projet de libération. Pour ce magistrat tchadien, la procédure devait encore se poursuivre ».

Selon la même source, qui a requis l’anonymat, le substitut du procureur avait été appelé par une "haute personnalité" du pays, mais avait refusé de se plier à l’injonction. «C’est comme ça qu’on a fait appel à un autre procureur», a affirmé source.

Des sources proches du Quai d’Orsay, précisent qu’au terme de sa visite éclaire au Tchad, Nicolas Sarkozy et son équipée devraient ramener dans leurs bagages les trois journalistes ainsi que les hôtesses espagnoles libérés.

Cette information a été confirmée par les autorités espagnoles qui, à travers leur ministre des Affaires étrangères, ont annoncé qu’elles s’apprêtaient à dépêcher un avion à Paris, afin de rapatrier les hôtesses une fois qu’elles auront atterri dans la capitale française, en compagnie de Nicolas Sarkozy.

Jeudi, le président tchadien avait répondu favorablement à l’appel de Paris et donné" "sa caution" pour une éventuelle libération des sept Européens en déclarant que les journalistes et hôtesses pourraient bénéficier d’une libération, leur cas étant à dissocier de celui des membres de l’Arche de Zoé.

Reste cependant le cas de ces derniers que ne manqueront pas d’aborder les deux chefs d’Etat. La France réclame leur extradition afin qu’ils soient jugés dans leur pays, comme l’autorisent des accords bilatéraux signés entre les deux pays.

La primature francçaise a ordonné l’ouverture d’une enquête pour définir les conditions dans lesquelles les membres de l’association Arche de Zoé ont passé outre les réserves émises par le Quai d’Orsay sur cette opération.

En milieu de semaine le Parquet de Paris avait ouvert une enquête judiciaire pour « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire, en vue d’adoption ».
APA


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