Compétitivité économique en Afrique: la Tunisie classée première



APA-Tunis .La Tunisie a été classée première au Maghreb et en Afrique, 3ème dans le monde arabe et 32ème au niveau mondial, sur un total de 131 pays, pour l’année 2007, selon le rapport mondial sur la compétitivité, élaboré chaque année par le Forum Economique de Davos.

Au plan international, la Tunisie a progressé d’un point par rapport à son classement de l’année dernière (33ème), et réalise de bons scores dans des sous- rubriques fort significatives, releève-t-on dans le document


Le pays est classé premier d’Afrique et du monde arabe, dans les domaines de l’environnement des affaires (25ème dans le monde), de l’innovation (26ème au niveau mondial) et de l’enseignement supérieur et de la formation (30ème dans le monde), puis classé 2ème pour la bonne gestion des dépenses publiques.

Dans le monde arabe, la Tunisie se positionne juste après le Koweït (30ème mondial) et le Qatar (31ème) et devance l’Arabie Saoudite (35ème), les Emirats arabes unis (37ème), Oman (42ème), Bahreïn (43ème), la Jordanie (49ème) et l’Egypte (77ème).

Elle précède également des pays comme la Chine (34ème), la Turquie (35ème), l’Afrique du sud (44ème), l’Inde (84ème) et le Brésil (72ème).

Au plan des sous-rubriques, le rapport classe la Tunisie 4ème en matière d’acquisition, par le gouvernement, de produits technologiques, 7ème pour le poids de la réglementation gouvernementale, 11ème pour le non-favoristisme dans les décisions des responsables gouvernementaux, 13ème pour la transparence dans la prise de décision, et 14ème pour la confiance de l’opinion publique dans les acteurs politiques.

Selon le rapport, la Tunisie a réalisé de bons scores en matière de performance des institutions de santé et d’enseignement primaire et d’efficience des marchés de biens.

Elle a été également bien classée pour l’indépendance de la justice, la disponibilité des technologies de pointe, les droits de propriété, la sophistication des affaires et la protection intellectuelle.

Ce rapport a été élaboré selon trois nouveaux critères qui sont : l’efficacité du marché du travail, la performance du marché financier et la taille du marché.

L’indice global de compétitivité est composé de 113 variables dont 79 issues de l’enquête d’opinion du WEF et 34 quantitatives.

Les 12 piliers prises en considération sont : les institutions, l’infrastructure, la stabilité macro-économique, la santé et enseignement primaire, l’enseignement supérieur et formation, l’efficience du marché des biens, l’efficience du marché de travail, la sophistication du marché financier, l’aptitude technologique, la taille du marché, la sophistication des affaires et l’innovation.

Les résultats du rapport et les différentes modifications méthodologiques qui lui ont été apporté, ont été présentés mercredi à Tunis par M. Chakib Nouira, Président de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), partenaire local du World Economic Forum (WEF).

«Quelle que soit l’évaluation, nous allons pouvoir renforcer les points forts et améliorer les faiblesses», a promis Nouira, qui a souligné que c’est «pour la première fois que le WEF nous informe sur son système de pondération faisant ainsi preuve de plus de transparence».

Du côté des baisses, on enregistre une perte de 30 places dans le classement pour le pilier : stabilité macro-économique, de 2 place en matière de santé et enseignement primaire et d’une place en matière de sophistication des affaires.

La perte substantielle notée dans le classement en termes de stabilité macro-économique, est due à la conjoncture de l’année 2006, caractérisée par la hausse de l’inflation et l’envolée des prix des hydrocarbures. Ce qui fait dire aux observateurs qu’ « il s’agit d’une perte conjoncturelle et non structurelle ».

« Nous devons utiliser ce classement pour faire du Marketing et promouvoir le site tunisien, en tant que site de production et d’investissement de référence », a préconisé M. Nouira.

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