Les pourparlers de Syrte devraient être la dernière tentative de paix au Darfour, selon Khadafi



Le guide libyen Mouammar El Khadafi, a déclaré samedi à la communauté internationale lors de la cérémonie d’ouverture des pourparlers de paix du Darfour en cours à Syrte, que ceux-ci devraient être « la dernière tentative » d’apporter la paix dans la région occidentale soudanaise du Darfour.

Etant donné que les entretiens de Syrte vont tirer les leçons des négociations d’Abuja, au Nigeria de 2005 et 2006 qui ont conduit à l’accord de paix du Darfour, a expliqué Khadafi, « nous devons chercher les principales causes du problème du Darfour afin de trouver une solution appropriée."


Le dirigeant libyen avait cependant indiqué aux participants au début des entretiens, qu’on devrait « laisser le Soudan résoudre ses propres problèmes ».

Ce qui se passe au Darfour est un conflit tribal, a-t-il estimé, ajoutant notamment : « je connais ces tribus parce qu’elles sont frontalières de la Libye. Elles se battent pour leurs familles, pour les chameaux et le bétail, et aussi, pour des terres de pâturage dans la région ».

Mouammar El Khadafi a reconnu que l’absence aux négociations de Syrte des principaux mouvements, dont la faction du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLA) d’Abdoul Wahid Al Nour et le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM) du Dr. Ibrahim Khalil, « n’aidera pas au retour à une paix juste, dans la région, puisque ces discussions de paix sont censées être globales ».

Il a averti la Communauté internationale sur les conséquences de ce refus de participation, des mouvements qui n’ont pas fait le déplacement. « La communauté internationale ne peut pas intervenir dans un conflit interne au Soudan. Elle n’a pas pu réconcilier les tribus du Darfour », a affirmé Khadafi, pour ensuite se demander : « pourquoi donc nous imposer (une solution) ? Depuis Abuja (Nigeria), puis et Tripoli, l’échec est palpable. Pourquoi devrions-nous réussir à tous prix, alors qu’il y’a déjà eu de précédents échecs ? ».

« Si le peuple soudanais refuse d’être aidé, laissons-le résoudre ses propres problèmes », a-t-il ajouté avant d’indiquer que le JEM et la SLA sont des mouvements très importants et s’ils ne sont pas présents, Darfour ne connaîtra pas la paix.
APA

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