Le Premier ministre irakien à Damas



Pour la première fois depuis trente ans, la capitale syrienne accueille un Premier ministre irakien en visite officielle. Nouri al-Maliki est arrivé à Damas à la tête d’une délégation de 35 responsables dans les secteurs économiques, commerciaux, énergétiques et politiques, dont plusieurs ministres.

Des sources irakiennes ont qualifié cette visite d’« évolution qualitative » dans les relations bilatérales.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale entreprise par M. al-Maliki et qui l’a déjà mené en Iran et en Turquie. Mais le timing de son arrivée à Damas est significatif. Il intervient en effet quelques jours à peine après la fin d’une conférence régionale et internationale sur l’Irak organisée en Syrie avec la participation de nombreux pays, dont les ةtats-Unis et la Grande-Bretagne, mais en l’absence de l’Arabie saoudite.

Cette conférence s’est déroulée à un moment où l’on parle de plus en plus à Washington et à Londres d’un retrait des troupes d’occupation d’Irak dans les mois à venir.

L’ordre du jour des entretiens de M. al-Maliki avec les dirigeants syriens est fourni et compliqué, en raison des relations imbriquées entre les deux pays dans les domaines social, culturel, démographique et économique. ہ toutes ces questions est venu s’ajouter l’épineux dossier du million de réfugiés irakiens installés en Syrie depuis l’invasion du pays par les troupes états-uniennes, en mars 2003. M. al-Maliki lui-même a passé en Syrie de longues années de son exil du temps du régime du président Saddam Hussein.
Sur le plan politique et sécuritaire, les alliés et les collaborateurs des ةtats-Unis en Irak sont maintenant convaincus qu’une stabilisation du pays nécessite une étroite collaboration avec les pays environnants. C’est encore plus vrai avec la Syrie qui possède de vastes réseaux d’influences en Irak et une très longue frontière commune avec ce pays.
Source :Réseau Voltaire

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