Intervenir sur certaines tumeurs au cerveau sans endormir les patients: c'est la prouesse qui se réalisera aujourd’hui et demain à la Clinique de la Soukra , par une équipe multidisciplinaire (Drs. Sadok Ben Amor, neurochirurgien et Rachid Manaï, neurologue) dirigée par le Pr Hugues
Duffau, 41 ans (Photo) chef d'unité au CHU de Montpellier.
Cette technique n'est utilisée que dans certains centres européens spécialisés. Les quatre patients qui subiront ces opérations à Tunis, sont trois tunisiens et un libyen.
La clinique de la Soukra, ouverte depuis octobre 2003 est un véritable bijou dans le traitement neurologique et neurochirurgical en Afrique, elle est construite sur une superficie de 2,5 hectares, dont 17.000 mètres carrés couverts. La clinique, dont la capacité d'accueil est de 90 lits, comporte trois unités intégrées: médecine et chirurgie, radiologie et physiothérapie-orthopédie. Les trois unités sont dotées d'équipements de pointe.
Sonia S
Dans un pavillon de la clinique de la Soukra et loin du bloc opératoire une équipe d’artistes sous la direction du metteur en scène Habib Msallemani tournent depuis le lundi dernier, le feuilleton de Ramadan « Liali Bid ».
En 1996, un neurochirurgien âgé d'à peine 30 ans, le Dr Hugues Duffau, décide de ne plus opérer les patients sous anesthésie générale, mais d'insensibiliser seulement le cuir chevelu. Cette vieille méthode a pourtant été abandonnée depuis la révolution des anesthésiques dans les années 1950. Mais le jeune praticien rentre de Seattle,
aux Etats-Unis, où il s'est formé à de nouveaux procédés. Ceux-ci exploitent la spécificité de l'encéphale, celle de ne pas ressentir la douleur. Tollé chez les confrères! Le Dr Duffau est accusé de chercher le sensationnel. Teint pâlot, jamais un mot plus haut que l'autre, le trublion n'a pourtant pas l'ambition de faire carrière dans le film fantastique. Il espère réussir à enlever des tumeurs particulièrement mal placées, en plein dans les régions qui commandent le langage ou la motricité. A l'époque, les médecins ne s'y risquent pas. Ils craignent de rendre leurs patients muets ou paralysés.
L'originalité du protocole d'origine américaine consiste à réveiller le malade une fois la boîte crânienne ouverte. Il reçoit alors la consigne de bouger le bras, de parler, de compter ou même… de chanter tout au long de l'intervention. Ainsi, le chirurgien peut vérifier à tout instant que le bistouri ne perturbe aucune fonction cérébrale essentielle. Ces séries d'exercices sont adaptées au cas par cas. Car, d'un individu à l'autre, les aptitudes menacées ne sont pas les mêmes. (extraits l’Express.fr)
Duffau, 41 ans (Photo) chef d'unité au CHU de Montpellier. Cette technique n'est utilisée que dans certains centres européens spécialisés. Les quatre patients qui subiront ces opérations à Tunis, sont trois tunisiens et un libyen.
La clinique de la Soukra, ouverte depuis octobre 2003 est un véritable bijou dans le traitement neurologique et neurochirurgical en Afrique, elle est construite sur une superficie de 2,5 hectares, dont 17.000 mètres carrés couverts. La clinique, dont la capacité d'accueil est de 90 lits, comporte trois unités intégrées: médecine et chirurgie, radiologie et physiothérapie-orthopédie. Les trois unités sont dotées d'équipements de pointe.
Sonia S
Dans un pavillon de la clinique de la Soukra et loin du bloc opératoire une équipe d’artistes sous la direction du metteur en scène Habib Msallemani tournent depuis le lundi dernier, le feuilleton de Ramadan « Liali Bid ».
Opéré, les yeux ouverts
En 1996, un neurochirurgien âgé d'à peine 30 ans, le Dr Hugues Duffau, décide de ne plus opérer les patients sous anesthésie générale, mais d'insensibiliser seulement le cuir chevelu. Cette vieille méthode a pourtant été abandonnée depuis la révolution des anesthésiques dans les années 1950. Mais le jeune praticien rentre de Seattle,
aux Etats-Unis, où il s'est formé à de nouveaux procédés. Ceux-ci exploitent la spécificité de l'encéphale, celle de ne pas ressentir la douleur. Tollé chez les confrères! Le Dr Duffau est accusé de chercher le sensationnel. Teint pâlot, jamais un mot plus haut que l'autre, le trublion n'a pourtant pas l'ambition de faire carrière dans le film fantastique. Il espère réussir à enlever des tumeurs particulièrement mal placées, en plein dans les régions qui commandent le langage ou la motricité. A l'époque, les médecins ne s'y risquent pas. Ils craignent de rendre leurs patients muets ou paralysés.Le patient parle, compte, chante...
L'originalité du protocole d'origine américaine consiste à réveiller le malade une fois la boîte crânienne ouverte. Il reçoit alors la consigne de bouger le bras, de parler, de compter ou même… de chanter tout au long de l'intervention. Ainsi, le chirurgien peut vérifier à tout instant que le bistouri ne perturbe aucune fonction cérébrale essentielle. Ces séries d'exercices sont adaptées au cas par cas. Car, d'un individu à l'autre, les aptitudes menacées ne sont pas les mêmes. (extraits l’Express.fr)





Warda - وحشتوني
Commentaires
1 de 1 commentaires pour l'article 10949