François Bayrou a déclaré qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, une première dans l'histoire de la 5ème république et de la formation centriste UDF. Cette déclaration qui intervient le lendemain du débat télévisé qui a opposé Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal donne un sérieux coup de pouce à la candidate socialiste.
Alors que la grande majorité des élus de l'UDF ont affiché leur ralliement à Nicolas Sarkozy, le président du parti centriste a explicité son refus d'apporter son soutien à celui qui, selon lui, "risque d'aggraver les déchirures du tissu social". "Je ne voterai pas pour Sarkozy", a-t-il précisé, interrogé mercredi soir par "Le Monde" à l'issue du débat télévisé.
Ségolène Royal s'est dite "très satisfaite" de cette décision. Saluant le "courage" et la "cohérence" de M. Bayrou, elle s'est engagée de façon très claire à "travailler avec le centre" et avec le président de l'UDF "en particulier" si elle est élue dimanche.
Arrivé en troisième position le 22 avril lors du premier tour, très courtisé depuis, François Bayrou prendrait-il date en vue de l'après-présidentielle? Il "fait un pas de plus vers la gauche et se prépare à entrer dans l'opposition en cas de victoire de Nicolas Sarkozy", tranche en tout cas Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement et soutien du candidat UMP. Aucun des autres élus de UDF contactés par l'Associated Press n'a en revanche souhaité s'exprimer sur le sujet.
François Bayrou a fait part de son choix "à titre personnel", a estimé le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand. "Les électeurs, les élus, les parlementaires de l'UDF disent très clairement qu'ils veulent voter pour Nicolas Sarkozy", a-t-il assuré. Selon les derniers sondages, les électeurs de François Bayrou sont partagés en parts à peu près égales entre un vote Royal, un vote Sarkozy ou l'abstention.
Le débat entre les deux candidats au second tour, qui ont semblé se neutraliser mercredi soir, ne semble en tout cas pas en mesure de modifier la donne, selon les observateurs interrogés. "Je n'attends pas de bouleversement du rapport de forces", a ainsi commenté Jean-François Doridot, le directeur d'IPSOS Public Affairs.
- La colère de Ségolène Royal était "un peu feinte", selon Nicolas Sarkozy :
Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que "la colère" de Ségolène Royal lors du débat télévisé de l'entre-deux tours "était un peu feinte" .
"On atteint le summum de l'immoralité politique", a lancé mercredi soir Ségolène Royal, qui s'est mise "en colère" et a accusé Nicolas Sarkozy de "jouer avec le handicap" au cours d'un échange violent.
Nicolas Sarkozy a souligné sur France-3: "j'ai tout de suite vu sur le plateau que cette colère était un peu feinte".
Le candidat de l'UMP a taclé sa rivale en précisant: "d'abord, elle s'est trompée sur les chiffres et les associations d'enfants handicapés l'ont dit. Elle a osé nous dire que nous avions diminué le nombre de places pour les enfants handicapés elles ont été multipliées par deux."
"Ce n'est pas bien de mentir", a insisté M. Sarkozy. "Elle s'est également trompée sur les chiffres en matière nucléaire de façon assez lourde", a-t-il ajouté. "Je crois qu'elle cherchais à être très pugnace et que parfois elle a été trop agressive", a-t-il conclu.
- Nicolas Sarkozy menaçant conseille à François Bayrou de "rester calme" :
"Reste calme", a conseillé jeudi Nicolas Sarkozy à François Bayrou, qui a annoncé qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP au second tour de la présidentielle.
"Je respecte le choix de François Bayrou", a réagi Nicolas Sarkozy, interrogé sur France-3. "Je ne sais pas pourquoi il s'est mis dans cette situation-là", s'est-il néanmoins interrogé. "Nos programmes sont très proches, nous avons été amis pendant des années."
"Il se prépositionne pour la présidentielle de 2012. J'ai envie de lui dire: 'reste calme, il y a déjà celle de 2007 à faire et on n'est pas dans 2012'."
Depuis le premier tour "tous ses élus m'ont rejoint" et "les dernières études montrent qu'une majorité des électeurs de l'UDF aujourd'hui me rejoignent", a observé Nicolas Sarkozy. "Mon programme est compatible avec le sien alors que le programme de Mme Royal ne l'est pas."
Le président de l'UMP a répété qu'il souhaite "une majorité diverse" dans laquelle les centristes auront leur place. "De toute manière François Bayrou devra bien choisir une alliance", a-t-il lancé: "si rénover la vie politique, c'est dire: 'Je vote blanc", eh bien il fait comme Jean-Marie Le Pen."
bismi.net
Alors que la grande majorité des élus de l'UDF ont affiché leur ralliement à Nicolas Sarkozy, le président du parti centriste a explicité son refus d'apporter son soutien à celui qui, selon lui, "risque d'aggraver les déchirures du tissu social". "Je ne voterai pas pour Sarkozy", a-t-il précisé, interrogé mercredi soir par "Le Monde" à l'issue du débat télévisé.
Ségolène Royal s'est dite "très satisfaite" de cette décision. Saluant le "courage" et la "cohérence" de M. Bayrou, elle s'est engagée de façon très claire à "travailler avec le centre" et avec le président de l'UDF "en particulier" si elle est élue dimanche.
Arrivé en troisième position le 22 avril lors du premier tour, très courtisé depuis, François Bayrou prendrait-il date en vue de l'après-présidentielle? Il "fait un pas de plus vers la gauche et se prépare à entrer dans l'opposition en cas de victoire de Nicolas Sarkozy", tranche en tout cas Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement et soutien du candidat UMP. Aucun des autres élus de UDF contactés par l'Associated Press n'a en revanche souhaité s'exprimer sur le sujet.
François Bayrou a fait part de son choix "à titre personnel", a estimé le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand. "Les électeurs, les élus, les parlementaires de l'UDF disent très clairement qu'ils veulent voter pour Nicolas Sarkozy", a-t-il assuré. Selon les derniers sondages, les électeurs de François Bayrou sont partagés en parts à peu près égales entre un vote Royal, un vote Sarkozy ou l'abstention.
Le débat entre les deux candidats au second tour, qui ont semblé se neutraliser mercredi soir, ne semble en tout cas pas en mesure de modifier la donne, selon les observateurs interrogés. "Je n'attends pas de bouleversement du rapport de forces", a ainsi commenté Jean-François Doridot, le directeur d'IPSOS Public Affairs.
- La colère de Ségolène Royal était "un peu feinte", selon Nicolas Sarkozy :
Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que "la colère" de Ségolène Royal lors du débat télévisé de l'entre-deux tours "était un peu feinte" .
"On atteint le summum de l'immoralité politique", a lancé mercredi soir Ségolène Royal, qui s'est mise "en colère" et a accusé Nicolas Sarkozy de "jouer avec le handicap" au cours d'un échange violent.
Nicolas Sarkozy a souligné sur France-3: "j'ai tout de suite vu sur le plateau que cette colère était un peu feinte".
Le candidat de l'UMP a taclé sa rivale en précisant: "d'abord, elle s'est trompée sur les chiffres et les associations d'enfants handicapés l'ont dit. Elle a osé nous dire que nous avions diminué le nombre de places pour les enfants handicapés elles ont été multipliées par deux."
"Ce n'est pas bien de mentir", a insisté M. Sarkozy. "Elle s'est également trompée sur les chiffres en matière nucléaire de façon assez lourde", a-t-il ajouté. "Je crois qu'elle cherchais à être très pugnace et que parfois elle a été trop agressive", a-t-il conclu.
- Nicolas Sarkozy menaçant conseille à François Bayrou de "rester calme" :
"Reste calme", a conseillé jeudi Nicolas Sarkozy à François Bayrou, qui a annoncé qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP au second tour de la présidentielle.
"Je respecte le choix de François Bayrou", a réagi Nicolas Sarkozy, interrogé sur France-3. "Je ne sais pas pourquoi il s'est mis dans cette situation-là", s'est-il néanmoins interrogé. "Nos programmes sont très proches, nous avons été amis pendant des années."
"Il se prépositionne pour la présidentielle de 2012. J'ai envie de lui dire: 'reste calme, il y a déjà celle de 2007 à faire et on n'est pas dans 2012'."
Depuis le premier tour "tous ses élus m'ont rejoint" et "les dernières études montrent qu'une majorité des électeurs de l'UDF aujourd'hui me rejoignent", a observé Nicolas Sarkozy. "Mon programme est compatible avec le sien alors que le programme de Mme Royal ne l'est pas."
Le président de l'UMP a répété qu'il souhaite "une majorité diverse" dans laquelle les centristes auront leur place. "De toute manière François Bayrou devra bien choisir une alliance", a-t-il lancé: "si rénover la vie politique, c'est dire: 'Je vote blanc", eh bien il fait comme Jean-Marie Le Pen."
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