Stratégie de stationnement dans la ville de Tunis



Au regard des statistiques fournies par la municipalité de Tunis, l’offre de stationnement dans la ville de Tunis a atteint environ 32 mille places de stationnement (22 mille places dans les rues et artères et 10 mille dans les parkings), tandis que le nombre des demandes de stationnement est estimé à plus de 50 mille.

La politique de stationnement dans la ville de Tunis repose sur l’amélioration de l’offre de stationnement dans les parkings collectifs et que la municipalité ne peut en aucun cas aménager toute seule, car les parkings à étages sont des ouvrages dont l’aménagement et l’exploitation
sont très coûteux.


Pour cela, la municipalité de Tunis a opté pour l’implication du secteur privé dans ces projets. Notons, à cet effet, que les investisseurs privés ne se sont engagés à investir dans ce domaine qu’après avoir bénéficié d’incitations spécifiques propres à leur permettre de rendre ce genre de projets rentables.


Investir dans la construction de parkings



Pour surmonter les difficultés de circulation et de stationnement, la municipalité de Tunis a
lancé un vaste programme pour la construction de parkings à étages avec une capacité globale de 2350 places à La Fayette, et la zone centrale (Rue Abderrazak Chraîbi et Rue Mokhtar Attia) :

- Parking La Fayette avec une capacité de 940 places, exploité depuis 2004
- Parking Rue de Turquie d’une capacité de 640 places, sera exploité très prochainement
- Parking Rue Mokhtar Attia d’une capacité de 750 places sera ouvert au public à la fin de l’année 2007.

Parallèlement, la municipalité a réaménagé les zones bleues spécialement pour un passage de transit payant garantissant l’alternance et la possibilité à tous de se garer et constitue une solution miracle pour garantir un tant soit peu la fluidité de la circulation dans le centre-ville. Ces zones off r e n t 5 mille places (3.000 horodateurs) situées à La Fayette (avec une capacité de 1.200 places), zone Abderrazak Chraïbi (avec une capacité de 1.700 places), zone Mokhtar Attia (avec une capacité de 1200 places) et du côté du marché central et Sidi Béchir (avec une capacité de 1.200 places).

La durée maximale de stationnement dans les zones bleues équipées d’horodateurs, a été fixée à deux heures, s’étalant de 8h jusqu’à 20h.

Quant aux riverains dont les besoins de stationnement représentent 15% de la demande de stationnement au centre-ville, ils bénéficieront du privilège du stationnement gratuit dans les zones de leur habitation. Un privilège s’étalant au cours de la double séance sur six heures quotidiennes (de 8h jusqu’à 9h, de 12h à 15h et le soir à partir de 9h de la matinée du jour suivant).

Le conseil municipal a décidé depuis 2003 d’instaurer une tarification spéciale pour les riverains.
Ainsi, pour les stationnements prolongés, les habitants payeront d’avance 100 millimes de l’heure.

Les administrations, ministères, ambassades, délégations diplomatiques et autres profiteront de leurs propres zones de stationnement. Le stationnement sera interdit dans ces zones pour les véhicules non administratifs, et ce, tout au long des heures de travail administratif.

Quant aux commerçants, ils bénéficieront de zones de stationnement payantes réservées pour l’approvisionnement, et ce, selon trois séances programmées à l’avance et en dehors des heures de pointe.

La municipalité de Tunis envisage, également, de mettre à la disposition des citoyens, d’après un plan quinquennal, des parkings d’une capacité de 22 mille places, outre les 16 mille places de stationnement devant être fournies dans les parkings intégrés de transit, reliés aux stations de transport en commun (bus et métro).

La question de stationnement dans la capitale n’est pas de la seule responsabilité de la municipalité.

D’autres intervenants sont également concernés par ce phénomène, notamment les citoyens, appelés désormais à adhérer pleinement à cette organisation dont la finalité est de faciliter la vie communautaire.

Synthèse d’Après :

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