La tournée de George Bush au Moyen-Orient, probablement la dernière de son mandat, commence ce mercredi en Israël. Lors de ses entretiens avec les dirigeants des pays qu’il va visiter, le président états-unien s’est fixé deux objectifs :
1. Pousser les Palestiniens et les Israéliens à réaliser des progrès dans leurs négociations relancées à Annapolis.
2. Mobiliser les Arabes pour la campagne anti-iranienne initiée par Washington sous le prétexte du programme nucléaire de Téhéran.
Concernant le premier point, la presse arabe et israélienne pense que l’action de George Bush ne fera que jeter de la poudre aux yeux. En effet, le président états-unien et son administration ne cachent pas leur partialité en faveur d’Israël et ont prouvé à maintes reprises qu’ils font passer les priorités israéliennes avant toute autre considération. Des experts arabes et israéliens ont minimisé l’importance de l’annonce par Ehud Olmert et Mahmoud Abbas de leur intention de commencer des négociations sur les questions clé (réfugiés, Jérusalem, frontières du futur ةtat palestinien et partage des eaux). Les analystes des deux bords ont mis en relief l’instabilité politique et les troubles internes chez les deux parties. Certains spécialistes prévoient la démission du Premier ministre israélien après la publication du rapport final de la Commission Winograd, qui a été reportée au 30 janvier pour ne pas perturber la visite de George Bush. Côté palestinien, l’Autorité présidée par Mahmoud Abbas est tellement faible que la reprise du dialogue entre le Fatah et le Hamas est de plus en plus envisagée par la presse et les différents milieux politiques.
Les mesures israéliennes visant à accélérer la colonisation et à légaliser les implantations sauvages constituent, aux yeux de nombreux analystes, des violations flagrantes des résolutions prises à la conférence d’Annapolis. Ces décisions illustrent en soi la partialité des ةtats-Unis qui refusent d’exercer la moindre pression sérieuse sur l’ةtat hébreu, comme l’affirme le chercheur Henry Siegman. Dans une étude publiée récemment, le spécialiste des questions du Moyen-Orient estime que le fait de renflouer les caisses de Mahmoud Abbas avec des milliards de dollars ne lui permettra pas d’égaler la popularité des mouvements de la résistance palestinienne, lesquels proposent, selon la rue palestinienne, des ripostes adéquates aux agressions israéliennes quotidiennes.
Concernant la question iranienne, il est clair que l’engagement de George Bush ne dépassera pas le cadre des paroles et des discours politiques et médiatiques. Il se contentera de fournir à l’ةtat hébreu des assurances sur la solidité de l’alliance stratégique avec les ةtats-Unis et tentera de réfréner la course des monarchies pétrolières à normaliser et renforcer leurs relations avec la République islamique. On voit mal un roi Abdallah d’Arabie saoudite invitant, il y a quelques semaines, Mahmoud Ahmadinejad au pèlerinage de la Mecque, et les ةtats du CCG invitant ce même Ahmadinejad à leur dernier sommet, se lancer à corps perdu dans une aventure anti-iranienne aux conséquences inconnues.
D’ailleurs, les « frictions » entre des vedettes de la marine iranienne et des bâtiments de l’US Navy montrent que l’Iran ne se laisse pas impressionner par l’étalage de la force militaire entrepris par les ةtats-Unis dans le détroit d’Ormuz et dans les autres régions du Golfe arabo-persique.
1. Pousser les Palestiniens et les Israéliens à réaliser des progrès dans leurs négociations relancées à Annapolis.
2. Mobiliser les Arabes pour la campagne anti-iranienne initiée par Washington sous le prétexte du programme nucléaire de Téhéran.
Concernant le premier point, la presse arabe et israélienne pense que l’action de George Bush ne fera que jeter de la poudre aux yeux. En effet, le président états-unien et son administration ne cachent pas leur partialité en faveur d’Israël et ont prouvé à maintes reprises qu’ils font passer les priorités israéliennes avant toute autre considération. Des experts arabes et israéliens ont minimisé l’importance de l’annonce par Ehud Olmert et Mahmoud Abbas de leur intention de commencer des négociations sur les questions clé (réfugiés, Jérusalem, frontières du futur ةtat palestinien et partage des eaux). Les analystes des deux bords ont mis en relief l’instabilité politique et les troubles internes chez les deux parties. Certains spécialistes prévoient la démission du Premier ministre israélien après la publication du rapport final de la Commission Winograd, qui a été reportée au 30 janvier pour ne pas perturber la visite de George Bush. Côté palestinien, l’Autorité présidée par Mahmoud Abbas est tellement faible que la reprise du dialogue entre le Fatah et le Hamas est de plus en plus envisagée par la presse et les différents milieux politiques.
Les mesures israéliennes visant à accélérer la colonisation et à légaliser les implantations sauvages constituent, aux yeux de nombreux analystes, des violations flagrantes des résolutions prises à la conférence d’Annapolis. Ces décisions illustrent en soi la partialité des ةtats-Unis qui refusent d’exercer la moindre pression sérieuse sur l’ةtat hébreu, comme l’affirme le chercheur Henry Siegman. Dans une étude publiée récemment, le spécialiste des questions du Moyen-Orient estime que le fait de renflouer les caisses de Mahmoud Abbas avec des milliards de dollars ne lui permettra pas d’égaler la popularité des mouvements de la résistance palestinienne, lesquels proposent, selon la rue palestinienne, des ripostes adéquates aux agressions israéliennes quotidiennes.
Concernant la question iranienne, il est clair que l’engagement de George Bush ne dépassera pas le cadre des paroles et des discours politiques et médiatiques. Il se contentera de fournir à l’ةtat hébreu des assurances sur la solidité de l’alliance stratégique avec les ةtats-Unis et tentera de réfréner la course des monarchies pétrolières à normaliser et renforcer leurs relations avec la République islamique. On voit mal un roi Abdallah d’Arabie saoudite invitant, il y a quelques semaines, Mahmoud Ahmadinejad au pèlerinage de la Mecque, et les ةtats du CCG invitant ce même Ahmadinejad à leur dernier sommet, se lancer à corps perdu dans une aventure anti-iranienne aux conséquences inconnues.
D’ailleurs, les « frictions » entre des vedettes de la marine iranienne et des bâtiments de l’US Navy montrent que l’Iran ne se laisse pas impressionner par l’étalage de la force militaire entrepris par les ةtats-Unis dans le détroit d’Ormuz et dans les autres régions du Golfe arabo-persique.





Om Kalthoum - أنساك
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