Le logement, première cause d’endettement des ménages tunisiens



APA -Tunis. Les signes extérieurs de la « richesse » des Tunisiens plutôt visibles dans la croissance de la consommation sont révélés dans un indicateur comme le logement qui occupe la première place dans l’endettement des ménages, selon les données les plus récentes de l’Institut National des Statistiques (INS).

Signe que le niveau de vie connaît une amélioration, en milieu urbain comme en zone rurale, selon le Recensement général de la population et de l’habitat, il y’a quatre ans, 80 % des Tunisiens étaient propriétaires de leur logement, 50 % des revenus allaient aux divers prêts et, en premier le logement et 20 % aux impôt et couvertures sociales.


Les logements sont équipés de réfrigérateurs, cuisinières, télévision munie de récepteur satellitaire, en plus de l’eau courante et de l’électricité.

Les mêmes données montrent que le nombre des nouvelles autorisations de mise en circulation de véhicules, a dépassé en 2006, les 50.000 toutes catégories confondues.

Selon les études de l’INS, 38 % des revenus des ménages tunisiens sont destinés à l’alimentation, 21,5 % à l’habitat, 11,1 % à l’habillement, 10 % vont à l’entretien (hygiène et autres soins), 9,7 % au transport et télécommunications et 8,7 % consacrés à l’enseignement, la culture et les loisirs.

Les dépenses moyennes par ménage étaient, en 2003, de 6450 dinars par an. Avec un taux d’accroissement moyen annuel d’environ 7 %, les dépenses devraient être en 2007, aux alentours de 9.000 dinars, estiment les experts.

Faute de base de données mises à jour et fiables, l’unique référence reste les crédits accordés par les banques et les établissements commerciaux. Ces crédits à la consommation ne sont pas accordés à tous les postulants puisque plusieurs demandes sont rejetées faute de garantie de remboursement, due notamment à la précarité de l’emploi.

S’agissant des bénéficiaires de prêts bancaires, les salariés, notamment les fonctionnaires de l’Etat, constituent le gros des données quantifiables.

« Tous les ménages posent l’acquisition d’une propriété (immobilière ou foncière) comme un objectif prioritaire. Certains y pensent même avant le mariage », indique le responsable du service des prêts d’une banque de la place, expliquant que « la majorité s’adresse aux organismes bancaires pour obtenir du financement. Nous avons des critères qui stipulent que les mensualités de remboursement ne doivent pas dépasser 40 % des revenus bruts ».

« C’est légitime que les Tunisiens cherchent à consommer. Mais, la problématique de l’endettement est toujours en étroite relation avec la production », souligne un sociologue, qui précise : « l’endettement est synonyme de consommation ».

Il faut « produire pour consommer », a-t-il ajouté, faisant remarquer que par ce biais, on contribue à favoriser des « effets positifs sur toutes les catégories sociales ».

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